Il y a mille et une façons de développer la place de la nature en ville. Si nous avons de nombreuses idées au sein du Collectif Strasbourg GO, il nous a semblé aussi naturel que légitime de sonder les Strasbourgeois·e·s.

Une centaine de personnes ont répondu à notre enquête en ligne « Quelles sont vos idées pour développer la place de la nature en ville ? » à laquelle vous pouvez toujours participer. Nous complèterons le présent article au fur et à mesure. 😉 Les participant·e·s avaient le choix d’apparaître sous leur identité complète, uniquement avec leur prénom ou de manière anonyme.

Je participe à l’enquête !

 

Les profils des répondant·e·s sont très variés : Paysagistes, Urbanistes et Architectes, Horticulteurs·trices, Jardinier en Permaculture, Avocate en Urbanisme, Éducateur à l’Environnement, Designer, Artisans, Fonctionnaires de l’Éducation Nationale ou de la Fonction Publique Hospitalière,, Enseignant·e·s, Instituteurs·trices, sans emploi, Retraité·e·s, Étudiant·e·s et Doctorant·e·s en Médecine / Sciences Po / Aménagements paysagers gestion et développement durable / Neurosciences / Chimie et Biologie / Écologie territoriale / Écologie et comportement animal / Relations Publiques , Technicien·ne·s en Biologie Moléculaire et Cellulaire, Pompier, Chef des ventes, Vendeuse en Magasin Bio, Technicien·ne·s, Artistes, Consultants en Recrutement, Chargées de Communication, Travailleur·euse social·e, Ingénieur BTP, Sociologue, Professionnel écophysiologie et éthologie, Maître de conférences en éthologie et éthique animale…

Leurs idées simples, efficaces, originales, brillantes ! Nous les avons regroupées en 10 catégories :

  • Éduquer les citoyen·ne·es
  • De la fraicheur et moins de CO2
  • Du végétal partout et moins de béton
  • Des places plus végétales
  • Protéger la nature, les sols et les arbres
  • Agriculture urbaine et autosuffisance… Des fruits et des légumes en ville !
  • Toujours plus de jardins familiaux et partagés
  • Favoriser la biodiversité
  • Strasbourg sans voiture… plus de vélo et des transports publics gratuits… sans oublier le GCO !
  • Des idées simples et du bon sens

 

Bonne lecture, certaines propositions sont très inspirantes. 🙂

 
 

Éduquer les citoyen·ne·s 

Voilà un souhait plébiscité par de nombreux·euses citoyen·ne·s ayant répondu à notre enquête. Comme souvent, les idées les plus simples et évidentes sont les dernières auxquelles pensent les élu·e·s…

Isabelle Gillot présentant le Jardin Partagé et le Composteur Sainte-Madeleine aux participant·e·s lors de la 1ère Grande Opération de notre Jeu Urbain Citoyen.

 

« Créer une ferme éducative en centre ville (élevage et agriculture, respectueuse des animaux, formant à la gestion des déchets organiques) pour sensibiliser les jeunes au respect de la nature : faune et flore. » Anonyme – Designer Textile

« Une micro ferme pédagogique gérée par une association, des système de production pour les cantines des lycées (parcelles de maraîchage et vergers). » Arthur P. – Apprenti en horticulture (maraîchage, arboriculture, floriculture et pépinière)

« Sensibiliser et informer le grand public : tout le monde ne sait pas à quel point la présence d’arbres peut faire baisser des températures en cas de canicule, ou l’importance de la nature pour améliorer la qualité de vie ou la santé, la cohésion sociale (point de rencontre dans un parc pour discuter…etc.). De même, certains enjeux liés à la culture des sols et à l’agriculture sont méconnus du grand public (par exemple, l’enjeu que constitue le fait de remettre en circulation les semences paysannes par rapport aux semences brevetées). On pourrait imaginer des actions de rue, des conférences, du tractage, des ateliers… tout ce qui permet de mieux informer. Sensibiliser les jeunes en milieu scolaire : les enfants et les jeunes sont souvent très sensibles à ces problématiques. Monter des potagers dans les écoles / les collèges, planter dans la rue / interpeller les élus ou les médias / être formés sur les techniques pour favoriser la biodiversité… différentes actions / sensibilisations sont possibles. Former et accompagner les habitants pour le développement de potagers urbains. De nombreux immeubles possèdent des cours qui pourraient être utilisées pour développer des petits potagers urbains. Mais souvent (et je parle aussi pour moi !) nous ne sommes pas formés à ce type de pratique, nous ne savons pas par où commencer, quelles plantes associer, quelles légumes planter en fonction de l’exposition, quelles méthodes naturelles utiliser pour éviter engrais et pesticides… Bref, un accompagnement et des formations pourraient être utiles, d’autant plus qu’il y a des personnes très compétentes en la matière dans les services espaces verts de la ville, et des associations qui ont cette expertise ! » Isabelle Soraru – Chargée de projets jeunesse chez Action contre la Faim

« Axe information : des affiches 4/3 etc, mais aussi sur les bus etc… qui présentent soit une espèce végétale, soit animale, soit insecte, qui est présente à Strasbourg. Ces affiches doivent expliquer en peu de temps que cette espèce est précieuse et vitale pour tous. Des « fêtes/forums de la nature » en plein centre-ville et à différents endroits (rencontres autour des acteurs de l’environnement, ateliers DIY, ateliers LOWTECH, sensibilisation à la nature ). Éditer des brochures à l’adresse de chaque foyer de la ville qui informe sur : a) les différentes espèces animales (+insectes ) et végétales et qui explique pourquoi la richesse de la biodiversité compte pour chacun, b) sensibilisation aux gestes et aux comportements gagnant-gagnant : pourquoi telle action va permettre de favoriser un environnement riche et sain, et par là même favoriser le bien-être de chacun, c) sensibilisation aux méfaits de la pollution de l’air, de l’eau ET à la pollution sonore, d) les acteurs de la protection de la nature et sur des personnes référentes à la ville ou dans les associations, e) sensibilisation au recyclage. » Henri P. – Fonctionnaire dans l’administration Éducation nationale – Enseignement Supérieur

« Sensibiliser très largement à ce qu’apporte l’arbre et en particulier l’arbre adulte pour notre santé et survie en ville dans les années qui viennent . Très largement c’est à dire tous publics en ciblant en priorité et en particulier ceux qui ont un patrimoine arboré existant ou potentiel c’est à dire les copropriétés, tous les particuliers propriétaires de terrains et les services environnement des collectivités locales. Comment? -Créer des tutoriels distribués dans les copropriétés etc qui expliquent l’intérêt des arbres pour le bien être et la survie future et donner des conseils pour planter, entretenir , élaguer de manière douce et non agressive. » Anne M. – Des compétences initiales en environnement et aménagement du territoire

« D’autres actions type happening dans des parcs, jardins « Auprès de mon arbre, je vivais heureux… » en mobilisant des artistes, écrire des chansons sur ce thème etc (voir en bel exemple l’action d’un collectif à Iasi en Roumanie créé contre la coupe de vieux tilleuls d’une place). Balades en ville à la découverte des arbres avec explications d’un scientifique. Cours de peinture/dessins sous les arbres en été. Voyages de découverte dans des villes Allemandes ou dautres villes d’Europe centrale (même typologie urbaine que Strasbourg) où les coeurs d’îlot sont végétalisés avec beaucoup d’arbres : d’îlot de chaleur cela devient des puits de fraîcheur. Voyages de découverte dans des villes beaucoup plus vertes par exemple Prague qui a même un immense espace naturel au coeur de la ville pour montrer combien c’est plaisant et permet plein d’activités. Concours de plantations d’arbres dans les copropriétés. Ce type de campagne de sensibilisation et d’actions devrait normalement être mené par la collectivité qui a plus de légitimité mais en l’absence d’une prise de conscience de la ville qui minéralise elle-même à tout va les espaces publics, la place est laissée libre pour l’ initiative d’un collectif. » Anne M. – Des compétences initiales en environnement et aménagement du territoire

« Plus de sensibilisation auprès des habitants. Les impliquer, les faire participer à des actions, pour les faire s’identifier à la nature, ce qui engendrerait plus de respect. »  Laetitia Wehrlé – Étudiante en licence professionnelle aménagements paysagers gestion et développement durable

« SENSIBILISER les gens à être toujours plus « verts » et responsables et les FORMER en proposant des formations gratuites ou pour une somme symbolique (ou des avantages en nature?) pour apprendre à gérer les composts collectifs, les jardins partagés, et proposer des subventions pour mettre ces choses en place. » Suzanne F. – Interne en médecine (et fille d’agriculteurs bio)

« Des plantes comestibles et médicinales pour la pédagogie. » Anonyme – Sans emploi

« Donner un jour de congés de plus si participation à cours de biologie/climat/jardinage. Formation gratuite et plantes aromates gratuites pour savoir faire pousser ses aliments. » Lise – Éducation populaire et Médiation scientifique

« Initier les plus jeunes à son développement. Encourager les particuliers à cultiver des micros espaces verts chez eux (balcon…). » Julien Rouby – Consultant en Recrutement

« Certains immeubles ont des parcs, certaines maisons ont des jardins. À la façon des journées du patrimoine, ces coins de verdure pourraient ouvrir de temps en temps leur porte en faisant participer les habitants. Les visiteurs seraient alors plongés dans l’univers strasbourgeois à travers certains jardins explorant la passion du jardinage entre voisins et touristes. » Alix L. – Architecte

« Inciter, apprendre aux gens (via des ateliers par exemple) à cultiver des plantes à leur balcon ou même leurs fenêtres : dans des pots, des jardinières, en réutilisant des bouteilles en plastiques, des boîtes de conserve ou autre, et pour faire pousser des aromatiques, des fleurs, ou tout ce qui pousse bien en pot ! » David K. – Agent Multimédia

« Végétaliser les places et les quais : plantations d’arbres et de fleurs, parcours ludiques et pédagogiques pour sensibiliser petits et grands. Cela a pour effet baisser de la température grâce à ces zones végétalisées, de conserver l’humidité et de sensibiliser les citoyens sur l’importance des végétaux et les services qu’ils nous rendent. Former et faire intervenir des acteurs type  » haies vives d’alsace » dans les écoles et organiser des journées de sensibilisation, de visites de jardins urbains, de découverte de la biodiversité et de plantations de haies et d’arbres dans la ville et alentours. » Hugo M. – Graphiste-Illustrateur

 
 

De la fraicheur et moins de CO2

Voilà bien les deux atouts extraordinaires de la nature en ville et notamment des arbres, surtout dans une ville comme Strasbourg où il fait de plus en plus chaud l’été et où la pollution atmosphérique va encore s’aggraver avec la réouverture prochaine de l’incinérateur et celle du GCO… À condition bien entendu de privilégier les arbres au feuillage et à la couverture/envergure suffisante pour produire un maximum d’ombre et de ne pas couper les arbres les plus âgés comme ce fut le cas des 10 marronniers Place du Château…

                     

 

« Actuellement l’arbre est vu comme une menace et un coût: la menace de la branche qui tombe et le coût du ramassage des feuilles, etc. Ainsi toutes les raisons sont bonnes pour faire disparaître les arbres, surtout les vieux arbres qui ont des ramures très développées, des beaux houppiers, une grande hauteur. Alors que l’arbre est : 1) un puit de carbone grâce au processus de la photosynthèse et cela seulement à partir de 30 ans d’âge environ (selon espèces), plus un arbre est vieux, plus il capte le CO2. 2) Il apporte de la fraîcheur et de l’humidité en été grâce au phénomène de l’évapotranspiration : les racines vont chercher de l’eau dans les sous sols et libèrent de la vapeur d’eau à certains moments, en particulier au lever du jour. Cela crée un mouvement d’air contre les façades d’immeubles qui permet aussi l’oxygénation des intérieurs. 3) Il apporte de l’ombre : là encore plus il est vieux, plus il a un large houppier qui va créer une plus grande zone d’ombre Dans les périodes de sécheresse ce sont les arbres qui ont des racines qui descendent profond qui résistent le mieux ainsi les jeunes arbres de quelques années présentent moins de chances de survie. Donc un arbre adulte de 50-60 ans n’a pas du tout la même valeur qu’un jeune. Etant donné les pronostics en terme de température pour Strasbourg l’été, on comprend que la proportion d’arbres nouvellement plantés qui n’atteindra pas un âge adulte risque d’être toujours plus importante s’ajoutant au fait que les aléas climatiques vont faire disparaître une partie de ceux existants. Il n’est pas du tout certain que les arbres plantés aujourd’hui atteignent une taille adulte, le paysage va s’en trouver profondément modifié si on se met à éliminer aujourd’hui les grands arbres sous un prétexte ou un autre. » Anne M. – Des compétences initiales en environnement et aménagement du territoire

« Passer d’idée de décor à une notion d’équipement indispensable qui nous rend des services : La nature aide à purifier l’air, à diminuer la chaleur en ville, à augmenter les surfaces perméables, à améliorer le bien être des habitants, … » Laetitia Wehrlé – Étudiante en licence professionnelle aménagements paysagers gestion et développement durable

« Mettre de la nature en ville est essentiel pour conserver de l’ombre en été et ainsi faire diminuer la température du béton. » Anonyme – Sans emploi

« Je pense qu’il devrait y avoir plus de façades végétalisées et que l’on devrait en faire plus pour limiter les îlots de chaleur en milieu urbain. » Anonyme – Étudiant

« Végétaliser les bords des routes, pour diminuer l’impact carbone du au trafic routier, comme au niveau du tunnel place de l’étoile. » Anonyme – Citoyen

« Les arbres et haies sont notre seul espoir de limiter la pollution , et nous aideront a respirer un peu plus longtemps . Planter un arbre ne coûte pas très cher , faut juste la volonté de le faire. » Jean S. – Transport

 
 

Du végétal partout et moins de béton

De nouveaux parcs, des arbres le long des routes et des quais, végétaliser les toits, les rails de tram, les ponts, les lampadaires, les pistes cyclables… créer une coulée verte… Les idées pour végétaliser la ville tout en réduisant la place offerte au béton/bitume/goudron ne manquent pas.

Ancien Aéroport de Tempelhof à Berlin transformé en Immense parc urbain (Crédit photo : Tempelhofer Feld sur le site Visitberlin)

 

« Réaliser un projet agricole sur la terrasse de la cathédrale de Strasbourg. Verdir la cathédrale enverrait un message fort et symbolique aux citoyens. On pourrait y cultiver divers fruits et légumes, voire y planter quelques arbres et accueillir la biodiversité. Ce lieu pourrait accueillir des visiteurs curieux d’en savoir plus sur l’agriculture urbaine et les jardins terrasses. Les jardiniers pourraient être des personnes sans abris ou en réinsertion formées à l’agriculture. La production pourrait être offerte aux personnes en difficulté ou alimenter un marché local. » Hugo M. – Graphiste-Illustrateur

« L’urgence est telle qu’on doit prendre le projets tous ensembles .. pourquoi ne pas distribuer à chaque habitant des villes, 2-3 graines d’arbre et autres, et laisser s’exprimer la libre imagination à chacun dans le respect dès bâtiments institutionnels et ferroviaires, tramway etc. » Frederic Erhardt – Artisan en Électricité

« J’aime ma ville mais il y a de plus en plus de constructions.. Strasbourg est belle avec sa verdure. J’espère que de plus en plus de murs seront végétalisés comme j’ai pu en voir au nouvel immeuble « Le campus » à la Meinau à côté d’Emile Mathis. Créer davantage de compost dans tous les quartiers, planter des arbres sur la place Kleber. Continuer à réduire la place de la voiture au centre ville, augmenter les pistes cyclables,laisser l’herbe et les fleurs pousser au lieu de tondre, faire des abris pour oiseaux. J’ai hâte de voir comment ma ville va évoluer ! » Marie Behra – Assistante Administrative

« Il faut déjà arrêter de construire en masse en détruisant les espaces verts existants. Une harmonie entre les deux est possible. Milan a construit 2 immeubles avec une forêt implantée sur ceux-ci (bosco verticale). Immeuble en autonomie totale concernant les végétaux, de la verdure et de la place pour les habitants. Il faudrait ensuite penser à recréer des parcs un petit peu partout en ville. La place de la Cathédrale paraît morte sans verdure, tout comme la place Kleber. Strasbourg peut être encore plus jolie si l’intérêt pour le minéral cesse. Les arbres régulent les gaz à effet de serre et permettent à la biodiversité de traverser Strasbourg pour rejoindre les forêts bordant l’Eurométropole. Il suffit de comprendre le fonctionnement et le rôle des arbres, des plantes et des insectes pour créer une idée forte, sympathique et encourageante pour l’écologie. Tout est lié. » Christelle M. – Paysagiste

« Un parc sur le bassin Vauban. Une coulée verte le long des berges allant du parc des 2 rives au parc de la citadelle via le bassin Vauban. Un jardin suspendu au dessus des Halles de Strasbourg réaménagé. Un pont parc passant au dessus de l’autoroute au niveau de la gare. » Lionel Bouley – Chef des ventes

« Je pense qu’il faut à Strasbourg un grand parc. OK il y a l’orangerie, mais ce n’est pas si grand et pas très central. Lyon a le parc de la tête d’Or par ex et autour de Lyon Miribel Jonage. Je suis à Strasbourg depuis 1 ans et j’ai été très surprise de voir qu’il y a si peu de squares : cela est dommage non seulement pour le « vert », la respiration, mais aussi pour nos enfants, (et même les grands…) qui sont trop cloisonnés aujourd’hui, si bien qu’ils en ont des problèmes de vue.. C’est dommage de ne pas avoir plus d’espaces verts ludiques. Enfin, ici comme ailleurs, il y bcp de toits-terrasses inexploités et qui pourraient l’être en culture. Je sais que Soprema, emblématique entreprise alsacienne, veut végétaliser les toits dans le Monde et en vante les mérites sur la baisse de température dans les villes. Je souhaite que Strasbourg, que l’on sait chaud, en soit la vitrine. L’Eurométropole est grande, il y a encore des espaces verts, certains pourraient être classés « non constructibles » « habitats naturels ». Dans le même temps il ne faut pas pour autant que la ville s’étale plus. Dès lors il faut construire intelligent. Inviter à l’habitat partagé, bureaux partagés me semblerait opportun pour ne pas accentuer l’empreinte foncière, eu égard la montée démographique qui est là. Enfin si l’on regarde bien, on peut mettre beaucoup d’arbres à plein d’endroits en ville : ça poussera lentement oui, mais il est essentiel de se lancer pour les générations futures. Strasbourg ville du vélo, doit devenir Strasbourg ville des Transitions, une vitrine reconnue. La ville a une carte à jouer ! Y compris touristique. » Marina L. – Sociologue

« Se réunir par groupes de personnes habitant une même rue pour la végétaliser ensemble : dans des bacs, dans le sol, le long des façades,… À plusieurs, tout est toujours plus facile ! Et une rue me paraît être un challenge réalisable pour un groupe de personnes. Végétaliser les toits des immeubles où cela est possible. S’inspirer de ce qui se fait ailleurs : fermes Lufa à Montréal, Brooklyn Grange à New York,… – Redonner de la place à la nature dans le centre-ville : place Kléber, place du château,… – Ne pas faire le GCO (elle était facile celle-là 😉 ). » David K. – Agent Multimédia

« Augmenter la plantation des arbres et des végétaux dans la communauté. Limiter les surfaces étanches : bitume, goudron, béton et favoriser les végétaux. Créer systématiquement des zones vertes dans les nouveaux quartiers, proportionnelles aux zones construites. Favoriser les toitures végétales sur les nouvelles constructions. » Thierry H. – Retraité de la Fonction publique hospitalière

« Végétaliser – Végétaliser – Végétaliser (pour que Strasbourg devienne réellement une ville verte ) : Remettre des arbres un peu partout, continuer la végétalisation de la ville et le développement de la variété des espèces. Distribuer des graines et des pots à chaque foyer, de plantes favorables à la biodiversité en ville Utiliser les toits des bâtiments publics pour favoriser des jardins à ciel ouvert. Développer les jardins partagés Développer l’agriculture urbaine. » Henri P. – Fonctionnaire dans l’administration Éducation nationale – Enseignement Supérieur

« Comment faire de Strasbourg une oasis ? Gérer les arbres (les malades ou les affaiblis dangereux pour nous tous) mais ne pas en détruire sans les remplacer. Préserver nos parcs et jardins de la fureur immobilière, refuser la densification urbaine actuelle. Voir en particulier celle des prétendus eco-quartiers, celle de la zone entre place de l’Etoile et cimetière St Urbain et la « grande muraille » avenue du Rhin. Laideur, minéralité, et de joyeux puits de chaleur en perspective ! Et puis végétaliser toits et murs des immeubles neufs, mettre des arbres sur tous les parkings plus des pavages ouverts qui interdisent l’impermeabilisation des sols. Voir le parking de la clinique Rhéna. Même travail dans les cours d’écoles et bâtiments scolaires. Et pourquoi pas revégétaliser des rues piétonnes du centre ville ? Ouvrir des jardins dits familiaux ou partagés que les habitants peuvent s’approprier. Ou des espaces au pied des arbres en aidant des habitants bénévoles à les gérer avec des plantes folles et sauvages. Préservons ainsi la biodiversité. Je veux des coquelicots ! Cela peut être fait aussi dans certains espaces de nos parcs publics. Des herbes folles à l’Orangerie… Casser le trafic automobile sur l’A35 et même démolir celle ci, idem pour l’avenue du Rhin en virant les camions en transit. Je rêve et je sais que j’oublie des réalités sociales (loger tout le monde, garer les véhicules de ceux qui travaillent en ville etc) et qu’il faut repenser toutes nos métropoles. Mais la réalité climatique et sanitaire nous obligera à être inventifs et inventives. Et on doit regarder ce qui se fait ailleurs et dans d’autres villes. » Liliane B. – Retraitée, ex Prof de Lettres

« Tout endroit oÙ on bétonne, obligation de recréer une zone verte aussi grande. Valable aussi pour les déviations de routes, pour les lotissements, les Zones industrielles, les bords de canaux, les terrains en friche, y a beaucoup de place pour planter des arbres ! » Jean S. – Transport

« Aménager des espaces verts modulables et mobiles dans les rues peu fréquentées. Aménager des petits modules à fixer aux fenêtres pour végétaliser les façades. Proposer des fonds de financement pour la mutualisation et l’entretien d’espaces verts en cœurs d’ilots. Faire pression auprès des collectivités pour assurer un minimum de zones végétalisées lors des réaménagements (ex. quai des Bateliers). » Jean-Baptiste Poivre – Architecte / Urbaniste / Designer

« Planter des arbres encore et encore … même des noyers, car les récoltes sont possibles, non ? Donner des gazons au jeu des enfants sans chiens, des gazons pour déjeuner sur l’herbe sans (traces odorantes des) chiens…. et les signaler pour encourager les familles à sortir – respirer comme en vacances – même si l’on reste  » en ville « …. » Musica Schmidt – Enseignante

« Il faudrait procéder à une « débétonnisation » de la ville, avec l’installation de mobilier urbain type bac à fleur (avec décaissement du macadam ou des pavés situés en dessous), comme ce qui a été fait rue Gustave Doré. Une autre idée à explorer est le remplacement du revêtement des parkings à ciel ouvert macadamisés par des pavés ajourés / caillebotis béton, permettant un enherbement partiel de ces surfaces (meilleur drainage des eaux de pluie en cas de fortes précipitations). Plus compliqué et moins visible, le verdissement des toitures plates (pas besoin d’y planter des arbres, 5cm de terre et un mélange de graines pour fleurs de petite taille suffirait). Il serait aussi sympathique de ne pas systématiquement débroussailler les herbes folles qui poussent par exemple le long de la route du Rhin. » Max S. – Artisan

« On remarque un fort développement immobilier autour de Rivétoile. Je pense que ce quartier doit garder une par de verdure afin d’être accueillant. Il faudrait peut-être aussi encourager la verdure aux fenêtres des immeubles pour rendre la ville plus jolie.« Juliet S. – Étudiante Sciences Po

« La place de la nature en ville peut se développer à différents niveaux : 1) tout d’abord ne plus utiliser de produits chimiques, 2) le moindre carré de terre peut accueillir une plante : ne plus les arracher sur le trottoir, cultiver chaque parcelle possible des jardins, balcons, autour des gouttières, avec des plantes locales et qui favorisent la venue des insectes. 3) faire des bombes végétales. Gardez les graines que l’on vous donne, ou celles de votre jardin, faites des boules de compost où vous mettez ces graines et disposez cette boule dans un endroit urbain, un trou, un trottoir, etc. qui vous semblera le plus propice. 4) Allez voir sur « Strasbourg ça pousse » : vous pouvez aussi demander à bénéficier d’un morceau de trottoir, d’un pied d’arbre, d’une façade pour végétaliser l’espace public. Il y a aussi des documents pour planter local et jardiner. 5) si vous avez également des travaux à faire chez vous, dans votre jardin, favoriser les matériaux qui peuvent être colonisés par les végétaux ou utiliser comme abris par les animaux, comme les murs végétalisés, les gabions emplis de pierres dans laquelle la mousse apparait, les briques ou parpaings creux, le lierre. » Cédric S. – Maître de conférences en éthologie et éthique animale

« Végétaliser les pieds des ponts. Développer les potagers dans toutes les écoles. » Arnaud Vidal – Éducateur à l’Environnement

« Planter des arbres dans les rues existantes et futures sauf impossibilité majeure. » Anonyme – Gestionnaire CNRS

« Des bords de quai avec du vert pour pouvoir se poser en été. »  Anonyme – Sans emploi

« Végétaliser les rails de tram. Végétaliser les ponts. Avec des plantes comestibles. » Lise – Éducation populaire et Médiation scientifique

« Border les rues de davantage de végétation, surtout celles qui sont très larges (rue de Hochfelden). » Anonyme – Traductrice

« Végétaliser bons nombres de bloc de béton… encore plus de verdure au niveau des trottoirs. » Anonyme – Technicien

« Des plantes grimpantes le long des lampadaires. » Suzanne F. – Interne en médecine (et fille d’agriculteurs bio)

« Des murs végétaux, encore plus de pistes cyclables arborées. Des cours d’écoles moins bitumées et plus vertes. » Karine B. – Animation Jeunesse

« Renforcer les grands axes naturels existants. Dés campagne jusqu’au cœur de la ville : plantations, chemins … secteur krimmeri heyritz canal… » Etienne Pistré – Programmation architecturale

« Fleurir les balcons ou bords de fenêtres. Des cultures sur les toits. Developper des espaces verts dans les cours d’écoles. » Estelle S. – Doctorante en Neurosciences

« Plus de parcs. » Pauline S. – Chargée de Communication

« Développer les fontaines et points d’eau comme à Rome. Faire des jardins d’été comme à Metz. Aménager les bords de l’ill et planter des arbres…. » Gene K. – Communication

« Augmenter drastiquement le nombre de bacs à fleurs. » Benoit R. – Doctorant en Écologie territoriale

« Enlever du béton, accepter le sauvage, repenser l’urbanisme, laisser de la place à la surprise Végétaliser les murs en donnant des plantes à chaque habitant pour qu’il s’approprie son lieu de vie. » Carole – Chargée de Communication web

« Repenser chaque quartier en y installant un jardin partagé, un parc s’il n’y en a pas. » Anonyme – Jardinier en permaculture partagée

« Définir un % de la surface au sol qui doit être végétale, ainsi on va planter des arbres, créer des toitures végétales, etc. » Clémence G. – Ingénieur BTP

« Encourager la construction des murs et toits végétalisés (ou lors de rénovations). » Anonyme – Écophysiologie et Éthologie

« Augmenter la végétalisation des balcons par les particuliers. Améliorer la mise en place de potagers collectifs. » Anonyme – Biologie

« Mettre des potagers collectifs, cultiver ce qui est considéré comme « mauvaise herbe » du type orties qui poussent naturellement et ont de nombreuses vertus, planter des arbres fruitiers. » Pauline J. – Étudiante en Relations Publiques

« Proposer par des démarches participatives aux habitants de mettre en place des plantations (bac en terre …) dans leurs rues avec soutien logistique et financier public. » Etienne Pistré – Programmation architecturale

« Créer des parcelles de terre en ville où les citoyens peuvent planter, cultiver arbres, fleurs, herbes ! En libre accès Développer une aide de la ville comme celle pour les composts, pour installer une structure pour plante grimpante sur les façades, plants fournis ! » Anonyme – Culture

« J’imagine plus de bâtiments végétalisés en façade et sur le toit, des jardins sur les toits, car il y a beaucoup de béton, des espaces de cultures partagées plus importants avec participation de la population; des parcs de fleurs façon anglaise sur les places existantes plutôt que du dallage, plus d’arbres évidemment (aussi dans les cours d’écoles). » Martine F. – Institutrice

« Il faut adapter la réflexion du développement de la nature, avec la « nature » de cette nature. Concrètement, il faut que la valorisation de cette mise en avant de la nature favorise des espèces qui peuvent survivre en se développer en ville sans non plus impacter le bien-être des usagers de Strasbourg. Même si Strasbourg est une ville d’eau avec tous ces fleuves, favoriser un milieu palustre plus riche me parait peu possible dans la plupart des endroits en centre-ville, mais peut s’imaginer dans des parcelles non empruntées par les bateaux touristiques. Planter des nénuphars (ou nymphéas), quelques roseaux, ça peut végétaliser et embellir certains lieux très touristiques tout en apportant un peu plus de végétal aux citoyens, qui peut créer des niches favorables aux libellules par exemple (je pense au point d’eau devant le barrage Vauban, autour de la médiathèque, sur les berges du parc du Heyritz. Après, il est très important d’élargir le programme zéro fauches à des espaces plus vastes, potentiellement peu empruntés par les piétons (comme cela est fait place de l’Etoile, quai des Belges), mais aussi près de lieux publics incontournables où il existe des passages désherbés à côté (comme devant le PMC). Certains concitoyens peuvent ne pas apprécier l’idée, et le travail de taille peut avoir endommagé la biodiversité présente à certains endroits, ce qui ne laisserait pousser que des mauvaises herbes. On peut alors imaginer supplémenter la banque de graines avec des semences de fleurs ornementales, qui donnerait une image beaucoup plus positive de ces zones qu’on pourrait croire délaissées. Imaginez les rives de l’Ill ou le canal des Faux Remparts entourées de fleurs, avec tous les usagers qui viennent s’asseoir au bord de l’eau en été! L’eurométropole devrait adopter une politique zéro pesticides sur l’ensemble de son territoire, et devrait traiter uniquement de manière mécanique (brûleur). Il s’agit cependant de modérer cet arrachage à des lieux de passages récurrents, mais laisser l’herbe pousser autour des carrés d’herbes à la base des herbes, ou sur les voies de tramway est une possibilité pour rendre la ville plus verte et habituer les concitoyens à voir la renaturalisation arriver petit à petit (on imaginerait facilement Boulevard de la Victoire avec les voies de tram et le terre-plein enherbé. Les parcs doivent être les lieux les plus « préservés » avec des zones sans fauches, des zones laissées libres, parce que les gens viennent chercher de la verdure en y allant, et en disposant des panneaux explicatifs, vous pouvez informer sur l’utilité de telles démarches. La ville de Strasbourg à la chance d’accueillir des réserves naturelles forestières du côté du Neuhof et du Rohrschollen. La gestion de ces sites est déjà adaptée à la diversité qu’elles accueillent, et les autres forêts de Strasbourg (Robertsau) devraient suivre les modalités de gestion de ces forêts-là, avec des zones vierges de toutes interventions, mais non empruntées par le public pour la sécurité, et un minimum d’action sur les zones empruntées par les promeneurs. Je conseille la lecture du livre Réensauvageons la France (Cochet et Durand) qui traite des actions possibles pour obtenir des forêts plus sauvages. » Guillaume Dillenseger – Étudiant en Écologie et Comportement Animal

« Éviter de bétonner les allées des parcs. Ne pas profiter de l’espace « vide » (libre, végétal), pour revendre à des promoteurs immobiliers. On ne verra bientôt plus que des immeubles partout (ex. Rivetoile-Malraux-Elbe). » Anonyme – Vendeuse en magasin bio

« Arrêter de tout bétonner/macadamer (comme l’un des sentiers du jardin de l’orangerie). » Anonyme – Technicien

« Arrêter de délivrer tous les permis de construire et préempter tous les terrains lors de demandes de permis de construire, pour les transformer en espaces verts. » Anonyme

« Le centre ville certes, mais surtout la périphérie immédiate, comme les ZAC,les abords des ZI, les parkings des supermarchés, les grandes avenues -route de Colmar entre autres – la Plaine des bouchers – les lotissements, les abords des immeubles, Rive Etoile, les parkings (au lieu des glissières en béton, une rangée d’arbres ou de haies), la liste est à rallonge, chacun pourrait la compléter… Mais avant tout faudrait une volonté politique, pour inciter municipalités, promoteurs, constructeurs et particuliers. Si les grandes villes sont concernées, les villages aussi devraient l’être. » Jean S. – Retraité

 
 

Des places plus végétales

Une évidence absolue ! Vous ne le savez peut-être pas, la place Kléber était très végétale en 1900 comme le montre l’image ci-dessous (Crédit : Wikipedia).

 

« Mettre un sapin place Kleber à l’année afin de faire des économies et créer de l’ombre sur une place fréquemment utilisée… Que les places de la ville soit plus vertes pour avoir plus d’ombre en été. » Anonyme – Sans emploi

« Certains lieux hautement touristiques ou hautement utilisés par les strasbourgeois ne laissent pas place à la nature. Par exemple, il n’y a pas d’arbres, de zones de gazon (ou si peu qu’on les néglige) sur la place de la Cathédrale, la place Broglie, la place Kléber. Il faudrait peut-être à long terme, imaginer des projets de végétalisation de ces places. » Guillaume Dillenseger – Étudiant en Écologie et Comportement Animal

« Revoir l’aménagement de la place Kleber pour y faire apparaître plus de verdure. » Anonyme – Professeur d’Arts Plastiques

« De la verdure place Kleber ! » Suzanne F. – Interne en médecine (et fille d’agriculteurs bio)

« Créer un bosquet hommage au pied de la cathédrale (la place est encore trop minérale ). Hommage vivant par des arbres vivants aux malheureuses victimes de l’attentat. Certaines espèces peuvent vivre très longtemps. » Catherine Meyer – Plasticienne

« Planter des arbres et de la pelouse / des fleurs sur les places trop minérales (place Gutenberg, place du Château, place Kléber) dans le centre ville mais ne pas oublier les quartiers plus populaires…). » Anonyme – Écophysiologie et Éthologie

« Végétaliser les places et rues minérale de Strasbourg (Gare, Tribunal, Quais….). » Arnaud Vidal – Éducateur à l’Environnement

« Transformer les espaces bétonnés inutiles (exemple : la place devant la boulangerie rue Nelly Sachs qui emmagasine la chaleur l’été) en îlots de verdure. » Anonyme – Traductrice

« Plusieurs places manquent d’arbres (2-3 ne suffisent pas – ex. Place Kléber), trop de dalles et de macadam. » Anonyme – Vendeuse en magasin bio

« Des places plus végétalisées (moins de béton et de macadam). » Pauline S. – Chargée de Communication

« Re-végétalisation des places et rues après la vague de bétonnisation et d’aménagement (Kléber et Château sont des illustrations) ainsi que des bâtiments. » Anonyme – Travailleur Social

 
 

Protéger la nature, les sols et les arbres !!!

Plus d’arbres à Strasbourg, ça commence par protéger ceux qui sont déjà là, non ? Nous leur avons témoigné notre amour lors de deux séances photos de certains membres du Collectif Strasbourg GO réalisées par Jean-Marc de Balthasar au Jardin Botanique les 22 et 23 décembre dernier. Lors de l’une de ces séances, il nous a partagé son idée qui complète parfaitement cette catégorie : « Baguer tous les arbres de Strasbourg pour qu’ils fassent vraiment partie du patrimoine de la ville et empêcher/interdire toute coupe ». 

 

« Ne plus faire de constructions la ou les sols sont encore perméable et végétal. Planter plus d’arbres ! (ou arrêter d’en couper ) » Lise – Éducation populaire et Médiation scientifique

« Interdiction , de couper un arbre , sans en replanter au moins TROIS. » Jean S. – Transport

« Gérer les arbres (les malades ou les affaiblis dangereux pour nous tous) mais ne pas en détruire sans les remplacer. » Liliane B. – Retraitée, ex Prof de Lettres

« Arrêter de planter des espèces végétales qui s’avèreront invasives par la suite. Préserver les arbres. » Anonyme – Biologie

« Les entreprises d’élagage abîment et affaiblissent les arbres souvent faute de compétences car il me semble qu’il n’est pas nécessaire d’avoir un diplôme pour exercer. » Anne M. – Des compétences initiales en environnement et aménagement du territoire

 
 

Agriculture urbaine et autosuffisance… Des fruits et des légumes en ville !

Alors que certaines villes sont déjà devenues autosuffisantes (Ungersheim) ou pour ambition de l’être prochainement (Albi), il serait grand temps que Strasbourg développe l’agriculture urbaine. Et cela commence tout simplement par la plantation d’arbres fruitiers en ville ! 😉

Plantation d’arbres fruitiers à l’Arrosoir, Pépinière de quartier située à Neudorf, lors de la 1ère Grande Opération de notre Jeu Urbain Citoyen le 2 décembre 2018.

 

« Mettre des arbres à domestiquer (cerises, mirabelles, pommes, châtaigniers, etc.). » Henrique W. – Ingénieur Médical

« Planter plus d’arbres fruitiers le long des routes, encourager le développement de toits végétalisés, si possible produisant de la nourriture pour le commerce local. » Bernard V. – Étudiant en Théologie Protestante

« Des plantes comestibles. » Lise – Éducation populaire et Médiation scientifique

« Planter des végétaux locaux, pourquoi pas aussi « utiles », consommables par nous (fruits, légumes, aromates,…). » Laetitia Wehrlé – Étudiante en licence professionnelle aménagements paysagers gestion et développement durable

« Favoriser en ville la culture d’arbres fruitiers, le ramassage des fruits pourrait incomber ou revenir à des associations soit pour les redistribuer aux plus démunis soit à des associations de riverains simplement pour encourager la consommation de fruits locaux et de saison. » Elodie Vilchez – Avocate en Urbanisme

« Des jardins urbain dans la ville pour garantir une autonomie alimentaire. » Anonyme – Sans emploi

« Des toits terrasses aménagés en jardins potagers. » Karine B. – Animation Jeunesse

« Que l’agriculture fasse partie intégrante de la ville. » Nicolas Faure – Étudiant en Chimie et Biologie

« Nouvelles méthodes d’agriculture urbaine et gestion des déchets verts (collecte et traitement). » Anonyme – Travailleur Social

« Plusieurs sites de collecte collective des déchets verts. » Anonyme – Jardinier en Permaculture partagée

 
 

Toujours plus de jardins familiaux et partagés

La démarche de la ville Strasbourg ça pousse « invite (déj)) les Strasbourgeois à jardiner leur ville ! ». Pourtant, ce dispositif est méconnu et reste insuffisant. Nous vous invitons à consulter le site pour découvrir les espaces existants et proposer votre projet pour végétaliser le trottoir devant la porte de votre immeuble ou un pied d’arbre. Espérons que la vidéo très chouette ci-dessous vous donnera envie de vous lancer vous aussi ! 😉

 

« Plus de composts de quartiers /d’immeubles. Développer encore plus les jardins familiaux /associatifs et éducatifs. » Suzanne F. – Interne en médecine (et fille d’agriculteurs bio)

« Balcons végétalisés + arbres dans les rues+ jardins partagés plus nombreux. » Anonyme – Conseiller Technique

« Un modèle plus social ou l’on pourrait cultiver dans des jardins gratuits mis à dispositions pour tout le monde. » Nicolas Faure – Étudiant en Chimie et Biologie

« Créer des potagers / jardins collectifs dans tous les quartiers. » Anonyme – Écophysiologie et Éthologie

« Améliorer la mise en place de potagers collectifs. » Anonyme – Biologie

 

Favoriser la biodiversité

Promouvoir la place des oiseaux, abeilles, insectes et autres animaux, est une vraie préoccupation chez les personnes ayant répondu à notre enquête. Sans oublier la pollution lumineuse très nocive aussi bien pour les oiseaux et les insectes que pour notre rythme biologique jour-nuit/éveil-sommeil.

 

« 1) Faites de vos balcons un endroit accueillant pour les animaux (les oiseaux surtout) en plantant dans vos pots et jardinières des plantes attirant les insectes ou donnant des graines. 2) N’enlevez plus les nids quels qu’ils soient. Installez des pots à l’envers, des arbres à insectes, des nids pour l’hiver. 3) Si vous avez un jardin, laissez un parterre non tondu et entassez dans un coin des branchages et des feuilles mortes. Ils attireront insectes et petits rongeurs. 4) Installez également plusieurs nichoirs, à différents endroits afin de laisser le choix aux animaux. 5) Ne bouchez plus ou ne fermez plus la moindre ouverture qui mène à votre grenier, à votre cave (seulement si l’animal peut ressortir à nouveau), laissez les fissures ouvertes. 6) Faites un compost, en particulier si vous avez un jardin, même une petite parcelle de terre. Il attirera les insectes et donc les oiseaux. » Cédric S. – Maître de conférences en éthologie et éthique animale

« 1) Rendre obligatoire l’utilisation des toits plats pour planter, soit des prairies mellifère, soit, des arbustes, soit des bacs potagers et les entretenir à la manière d’un refuge de la Ligue de Protection des Oiseaux. 2) Arrêter le matraquage publicitaire des panneaux électrique, grands consommateurs d’énergie, destructeurs de perspective visuelle et créant une pollution lumineuse forte. 3) Changer les dispositif d’éclairages de la ville à fin de n’éclairer que le sol et dans les endroits où cela s’avère nécessaire, afin d’économiser l’énergie et arrêter la pollution lumineuse perturbant les rythmes de l’humain, des insectes, des oiseaux… 4) Ne pas éclairer ce qui ne nécessite pas de l’être (immeuble, cours…). 5) Éteindre les enseignes lumineuses de tous les magasins à partir du moment où ils sont fermés. 6) Rédiger une charte de bonne conduite écologique et sociale pour l’Eurométropole. » Arnaud Vidal – Éducateur à l’Environnement

« Moins de pollution lumineuse la nuit. Moins d’enseignes lumineuses. » Lise – Éducation populaire et Médiation scientifique

« Éteindre les enseignes lumineuses la nuit. » Henri P. – Fonctionnaire dans l’administration Éducation nationale – Enseignement Supérieur

« Oser les mauvaises herbes pour favoriser la biodiversité. Choisir les plantes en fonctions de la biodiversité qu’elles peuvent apporter à un site dans le but notamment de faire revenir en ville certaines plantes/ certains animaux qui y disparaissent (papillons, passereaux….). » Élodie Vilchez – Avocate en Urbanisme

« Faire place aux arbres fruitiers pour les animaux, nous y compris, et pour favoriser la biodiversité (des plantes et des animaux et des insectes). Des arbres sauvages (merisier pour les abeilles et les oiseaux, sorbiers pour les oiseaux, saule marsault pour les abeilles, frêne pour nous et les rongeurs, amélanchier pour tous les animaux, et la liste est longue…) Il existe d’autre choses que le tilleul et le platane ! » Henrique W. – Ingénieur Médical

« Planter des arbres, arbustes, installer des nichoirs à oiseaux et des abris à insectes ! » Cyril Bour – Technicien en biologie moléculaire et cellulaire

« De la verdure et des zones de fleurs sauvages/jachères fleuries sur les toits et autres terre-plein centraux, trottoirs ! Pour la survie des butineurs mais pas que ! Plus d’abris à insectes. » Suzanne F. – Interne en médecine (et fille d’agriculteurs bio)

« Mur végétalisé Toit végétalisé. Micro fermeS à Strasbourg. Abeilles sur les toits. Fleurs à abeille. Petit carré de jardin dans les parking privé. » Christine A. – Informatique

« Mettre des ruches en ville. » Estelle S. – Doctorante en Neurosciences

« Se donner comme ambition de co-habiter avec XXX espèces en ville (voir avec des spécialistes quels animaux peuvent êtres réintroduits et créer un environnement favorable à leur vie. » Clémence G. – Ingénieur BTP

« Mise en place de nichoirs pour les espèces dédiées. Mieux informer les habitants sur les espèces qu’ils considèrent comme « nuisibles ». Mieux informer les propriétaires de chats de la pression de prédation de leurs animaux (quand ils ont accès à l’extérieur). » Anonyme – Biologie

« Agir en centre-ville, c’est agir pour la diversité végétale et animale qui peut vivre en ville, mais qui est également en danger. Un récent chiffre annonce la diminution de 70% des populations de moineaux en ville. Pour intégrer le côté « symbiose », il faut s’intéresser aux espèces vivant en ville, à leurs exigences écologiques, et prendre des mesures en leur faveur. » Guillaume Dillenseger – Étudiant en Écologie et Comportement Animal

« Installer des poulaillers associés aux points de compostage. On évite ainsi un trop-plein de compost, et les oeufs peuvent être donnés à ceux qui s’occupent des poules (habitants volontaires, écoles, restaurants sociaux). » Anonyme – Arts Visuels

 
 

Strasbourg sans voiture… plus de vélo et des transports publics gratuits… sans oublier le GCO !

Si notre enquête portait bien sur la place de la nature en ville, celle de la voiture y a été spontanément associée par de nombreuses personnes. Et c’est bien normal lorsque l’on voit toujours autant de voitures dans notre ville, et ce même là où elles ne devraient pas circuler et encore moins stationner comme sur la place d’Austerlitz le matin comme le montre la photo ci-dessous prise début décembre.

 

« Réduire la place de la voiture en ville par le développement du partage de voiture entre particuliers : achat commun entre amis/voisins, organisation du partage d’une voiture existante. Un grand nombre de strasbourgeois possède une voiture sans l’utiliser souvent. Des documents pour faciliter ces partages (conventions, outils en ligne pour planning et emplacement parking) sont à compiler et mettre à dispo. Puis, transformer cet espace récupéré (cours d’immeubles, places de parking privées et dans la rue) par des potagers et des fleurs ! » Anonyme – Arts Visuels

« Faire des jours « Strasbourg sans voiture » de temps en temps. » Suzanne F. – Interne en médecine (et fille d’agriculteurs bio)

« Gratuité des transports… Une journée par semaine sans voiture en ville (pour mieux circuler à pied / vélo et transport doux sans dangers !) Limiter les voitures et camions en ville. » Lise – Éducation populaire et Médiation scientifique

« Moins de voiture au centre (plus de places pour la nature). Des pistes cyclables prioritaires aux voitures (de vrais pistes bien délimitées comme à Copenhague – pas de piétons dessus – des vrais route pour les vélos. » Pauline S. – Chargée de Communication

« Réduire la place de la voiture (plus d rue résidentielles en sens unique). Densifier certains parkings pour faire sortir les places des parkings encombrants dans les petites rues). » Benoit R. – Doctorant en Écologie territoriale

« Casser le trafic automobile sur l’A35 et même démolir celle-ci, idem pour l’avenue du Rhin en virant les camions en transit. » Liliane B. – Retraitée, ex Prof de Lettres

« Je trouve que la voiture est trop présente dans la ville, même si elle n’est pas au centre à proprement parlé. Il faudrait pouvoir réduire la circulation trop dense encore. » Martine F. – Institutrice

« 1) Refuser l’accès au centre ville pour les véhicules consommant plus de 10 litres au cent. 2) Rendre les pistes cyclables plus pratiques, moins dangereuses et mieux signalées. 3) Baisser très significativement le prix des transports en commun pour favoriser leur utilisation. » Arnaud Vidal – Éducateur à l’Environnement

« Continuer à réduire la place de la voiture au centre ville, augmenter les pistes cyclables. » Marie Behra – Assistante Administrative

Certain·e·s Strasbourgeois·e·s ont profité de notre enquête pour dénoncer une nouvelle fois le GCO. 

« Replanter des arbres divers dans l’Eurométropole, en surface détruite globalement équivalente à ceux arrachés pour faire le GCO. » Suzanne F. – Interne en médecine (et fille d’agriculteurs bio)

« Avant de parler de nature en ville, il faut déjà commencer par arrêter le chantier du GCO qui détruit nos forêts, nos terres agricoles et menace des espèces protégées. Une fois que ce projet climaticide, qui est réalisé dans un total déni de démocratie,  sera arrêté, la place de la nature en ville aura du sens. Avant pas. » Anonyme – Pompier

« Abandonner les constructions du GCO ! » Lise – Éducation populaire et Médiation scientifique

« Le GCO a tué énormément de végétal, c’est un peu un contre-sens de poser cette question. Mais il est toujours de revenir sur votre décision. » (nous imaginons que cette personne a pensé que l’enquête était lancée par la Ville de Strasbourg !). » Anonyme – Vendeuse en magasin bio

« Pas de GCO. » Pauline S. – Chargée de Communication

 
 

Des idées simples et du bon sens

Un Sapin à l’année place Kléber, multiplier les sols nus naturels, récupérer l’eau de pluie pour nettoyer les rues ou développer une carte interactive… les belles idées ne manquent pas !

 

« Mettre un sapin place Kleber à l’année afin de faire des économies. » Anonyme – Sans emploi

« Laisser des sols nus là où seuls des piétons passent – marcher éternellement sur le béton fait mal, non ? » Musica Schmidt – Enseignante

« Récupérer l’eau de pluie pour laver ensuite les rues. » Lise – Éducation populaire et Médiation scientifique

« Dans les documents d’urbanisme, penser les arbres et la végétation non plus seulement comme des éléments paysagers d’agrément mais également pour leur rôle dans la préservation de la biodiversité, leur éventuelle fonction nourricière, et leur importance dans la lutte contre le réchauffement climatique. Le choix de la végétation et les arbres pourraient également être considérés comme des éléments architecturaux à intégrer en amont de la conception des projets (au même titre que le choix des matériaux et des couleurs) et pas simplement comme des éléments cosmétiques indéterminés (les fameux « pourcentages d’espaces verts »). » Élodie Vilchez – Avocate en Urbanisme

« Une cartographie interactive où chacun peut signaler : 1) des arbres et espaces verts qui disparaissent, dans l’espace public comme privé en précisant de quel espace cela relève, 2) les lieux privés d’ombre l’été où il y a nécessité de végétaliser, à défaut, il ne sera plus fréquentable les mois d’été. Peut être un arrêt de bus, un tronçon de trottoir, de piste cyclable, une place, etc. La cartographie permet de visualiser et de se rendre compte des tendances générales et d’interpeller les pouvoirs publics pour que des actions concrètes soient mises en oeuvre. » Anne M. – Des compétences initiales en environnement et aménagement du territoire

« Privilégier les pépiniéristes locaux qui sauront mieux adapter leurs plantes au climat et au sol de notre région. » Laetitia Wehrlé – Étudiante en licence professionnelle aménagements paysagers gestion et développement durable

« Mettre en place des systèmes innovants et low-tech de solutions de recyclage et de valorisation des déchets : bio-digesteur, compostage… à l’échelle des quartiers, des rues, des immeubles. » Jean-Baptiste Poivre – Architecte / Urbaniste / Designer

« Dans le cadre de la mise en place d’un ramassage par l’EMS, une recyclerie de matériaux, un atelier de réparation, un magasin vrac… » Anonyme – Jardinier en Permaculture partagée

 
Un Énorme merci à tous·tes les participant·e·s à notre Grande Enquête !

Nous attendons vos réactions en commentaires et vos contributions qui continueront d’alimenter cet article les prochains mois.

Je participe à l’enquête !

 
 

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